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mardi 20 septembre 2011

Comment gagner plus sans travailler plus?

En entreprise, tout cadre qui se respecte doit savoir gérer sa carrière comme un capitaine sait manœuvrer son navire entre les écueils. Objectif : passer devant le reste de la flotille quand un espoir d'augmentation pointe son nez.
A ce titre, on peut puiser quelques idées dans la dernière enquête sur les salaires menée par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) auprès de 1.600 entreprises et de 15.000 cadres. Voici donc six leçons à retenir pour bien mener sa barque.
  • Soyez patients dans les périodes de crise
Pas de doute là-dessus, lorsque le moral du patron s'améliore, il est plus enclin à ouvrir les cordons de la bourse. En 2010, grâce à une conjoncture nettement moins sombre qu'en 2009, En lien avec l'amélioration de la situation économi­que et du marché de l'emploi, 78% des entreprises ont attribué des augmentations en 2010, contre 68% l'année précédente.  Conséquence : la part des cadres qui déclarent avoir été augmentés a progressé, atteignant 48%, contre 39% en 2009.
  • Réclamez votre dû !
Dans leur majorité, les augmentations distribuées aux cadres sont… individuelles : en 2010, 90% des entreprises qui ont accordé des augmentations ont consenti des augmentations individuelles, et 49% seulement ont procédé à des augmentations générales. Une bonne raison pour aller voir votre patron ! En voici une autre : les augmentations de salaires individuelles sont plus rémunératrices : elles sont de 3% en moyenne, contre 1,5% pour les augmentations individuelles. L'Apec rappelle en outre que, pour la plupart des entreprises, la politique de rémunération vise à renforcer la motivation des salariés, et que cela les conduit dans leur immense majorité à privilégier une individualisation des augmentations. Aller réclamer un coup de pouce, c'est aussi l'occasion de rappeler à votre supérieur à quel point vous êtes un bon élément, preuves à l'appui.
  • Travaillez dans des entreprises de grande taille
Cela n'est sans doute pas une surprise pour vous, mais oui, la taille de l'entreprise qui vous emploie a une influence non négligeable sur votre rémunération et son évolution. L'étude Apec révèle ainsi que 74% des entreprises de moins de 50 salariés ont distribué des augmentations l'an dernier. Pas si mal ! Mais pour les entreprises de plus de 1.000 salariés, la proportion atteint 95% : autant dire que seules les entreprises mal en point font l'impasse.
  • Vive l'industrie… et les télécoms !
Autre facteur clé pour prédire votre chance d'avoir une augmentation : le secteur dans lequel vous travaillez. Et là, surprise ! Alors qu'on nous décrit volontiers les économies développées comme de plus  en plus axées sur les services, c'est dans l'industrie qu'on trouve les patrons les plus généreux, secteur pharmaceutique en tête (63% des cadres augmentés en 2010), suivi de près par l'automobile (61%) et la chimie (60%). Dans les services, les télécoms se démarquent avec une proportion de 59% de chanceux.
  • Changez de poste…
S'il est parfois difficile de changer de secteur en cours de carrière, vous pouvez toujours changer de poste ! La mobilité interne, c'est rentable : 62 % des cadres ayant changé de poste ont vu leur rémunération progresser en 2010. Et c'est mieux encore pour ceux qui l'ont fait volontairement plutôt que contraints par leur employeur, avec une proportion de 70% (et même 82% pour ceux ayant eu une promotion au passage). C'est d'autant plus vrai pour les jeunes cadres : n'attendez pas 40 ans pour démontrer à votre patron vos capacités d'adaptabilité.
  • … ou, mieux encore, d'entreprise !
Nous en arrivons à la voix royale pour gagner plus, bien connue des footballeurs (chez eux, on appelle cela les transferts) : le changement d'employeur ! Les cadres qui ont fait ce choix en 2010 ont vu leur rémunération augmenter dans 60% des cas. Comme pour la mobilité interne, le caractère choisi du changement est un facteur clé. Lorsque c'est un cadre précédemment au chômage qui se fait recruter, cela conduit à une augmentation de la rémunération dans 30% des cas seulement. La preuve est faite : mieux vaut être offreur de compétence que demandeur d'emploi !
On ajouterait bien un septième conseil à la liste ci-dessus, mais sur ce point, être du bon côté de la barrière n'est guère une question de choix, du moins pour la plupart d'entre nous. Bref, si vous avez la chance d'être né mâle, vous bénéficiez encore et toujours d'une discrimination positive vis-à-vis de vos camarades de sexe féminin. Le salaire à l'embauche auquel vous pouvez prétendre est en moyenne de 38.000 euros annuels bruts, contre 35.000 pour les femmes. Alors, soyez galants, pensez à les inviter de temps en temps au restaurant.
Emmanuel Schafroth
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SOURCE: fr.finance.yahoo.com

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