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jeudi 28 octobre 2010

Faire de sa passion un job

Les uns rêvent de culture ou d’art, les autres de sport, de nature ou d’aventure. Leur point commun : ils ont la passion chevillée au corps. Quelques clés pour vous préparer à sauter le pas.

Un jour de 1999, lors de la visite d’un village du sud de l’Italie, Nathalie, 38 ans, ressent un véritable choc pour l’atelier d’un ébéniste. « C’est à ce moment-là que je me suis souvenue que c’était le métier que je voulais exercer à l’adolescence. »
« Quand j’étais petite, il paraît que j’avais toujours un morceau de bois dans les mains, s’amuse Nathalie, informaticienne pendant une dizaine d’années, une carrière assurée mais qui ne me convenait plus».
Elle ne se lance pourtant pas tête baissée dans l’aventure et prend le temps de préparer son projet. Elle décroche une formation de niveau CAP et un stage en entreprise. C’est seulement à l’issue de son apprentissage qu’elle négocie un licenciement et peut percevoir les allocations chômage. Depuis six ans, Nathalie s’éclate dans un atelier du nord de la France.
Le déclic
Informaticienne, comptable ou chargée de communication, un jour, elles décident de vivre de leur passion. Le chemin pour y parvenir n’est pas le plus direct. Au départ, elles se sont conformées à des choix dictés par les parents ou par la certitude de s’assurer une carrière. « C’est l’influence de l’éducation qui nous empêche souvent d’envisager une vie professionnelle hors d’une grande entreprise, d’une administration ou d’un statut rassurant de salariée, explique Jacqueline Renaud, coach de la société J.R. Coaching. Il faut tenter de s’en libérer pour concrétiser nos envies profondes. » Pour ceux qui ont décidé d’agir, c’est souvent au hasard des rencontres et des frustrations que la prise de conscience s’effectue. Là où certaines craquent et décident d’assumer leurs aspirations ou de renouer avec un rêve d’enfant bien enfoui.
« C’est en Malaisie au cours d’un énième déplacement professionnel que j’ai compris que ça n’allait plus, lance Marion, autrefois chargée des partenariats d’une institution, devenue depuis céramiste. Je me souviens, attablée dans un restaurant, j’ai eu une révélation : j'étais libre de choisir ma vie. »
La préparation
  • S’assurer que vous ne vous trompez pas. Le bilan de compétences peut vous aider à confirmer votre projet et à en évaluer la faisabilité. La préparation va se révéler essentielle, notamment pour faire face aux réticences de votre entourage ou des partenaires financiers, ainsi qu’aux aléas.
  • Étudiez bien toutes les solutions qui s’offrent à vous et les conséquences sur votre vie personnelle : revenus, mobilité, travail à la maison, enfants…
  • Si vous vivez en couple, associez le plus possible votre conjoint, faites-en votre allié numéro un. Indispensable si vous voulez voir votre projet aboutir.
  • C’est parti !
    Avant de vous jeter à l’eau, testez et confrontez votre projet : rencontrez des professionnels du secteur ciblé, faites des stages… Il existe plein de possibilités. Illustration : si votre passion c’est les autres, grâce au congé solidaire vous pourrez organiser un séjour de deux à quatre semaines et ainsi mettre à l’épreuve votre motivation et prendre la mesure de l’enjeu que représente ce choix. Vous pouvez aussi envisager de vous faire accompagner par un professionnel, un coach par exemple.
    Un projet construit sérieusement nécessite en moyenne deux ans entre les prémices de la réflexion et le passage à l’acte : formation, création d’activité…
    Une fois le moment venu, vous pourrez négocier votre départ de l'entreprise ou, autre solution, conserver un job à temps partiel pour vous assurer un revenu régulier.
    Attention
    Des moments de doute peuvent survenir. Un jour, vous vous sentez pousser des ailes, le lendemain, vous n’y croyez plus. C’est normal. Nathalie, Marion et les autres ont toutes vécu ces moments. Aujourd’hui, elles sont fières et heureuses d’être allées jusqu’au bout de leur rêve.
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    SOURCE: www.maviepro.fr
     

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