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jeudi 7 juillet 2011

Comment être un bon parent?



Elodie Cingal psychothérapeute et spécialiste notamment des relations familiales, fait un bilan sur ce qu'est un "bon parent" en prenant comme référence l'article « qu’est ce qui fait de bons parents » du magazine « Cerveau & Psycho » et une étude réalisée sur 2000 parents.

Nous trouvons dans beaucoup de bons livres des conseils, des explications sur le développement de l’enfant. Souvent, ce qu'ils ne disent pas, c’est comment être de bons parents dans notre comportement ! Que transmettons-nous à notre enfant quand nous interagissons avec notre compagnon et avec l’environnement ? Nous ne sommes pas figés, l’extérieur nous touche et nous pousse à nous adapter.
A partir de l’article « Qu’est ce qui fait de bons parents » du magazine « Cerveau & Psycho » et une étude effectuée durant dix ans auprès de 2000 parents, il est possible de faire un petit bilan sur le pronostic santé psychologique de son enfant. Mais, surtout, il sera possible de faire un petit retour sur soi et revisiter l’apparente relation conjugale et sociale au profit de la compétence parentale.
Chaque parent pourra s’améliorer en appliquant un peu plus les dix commandements parentaux. Les commandements parentaux sont en fait des compétences. Ce qui est nouveau ici c’est que l’on comprend que la parentalité peut s’enseigner et donc s’améliorer.
Certaines compétences vous sembleront évidentes et d’autres nouvelles. Elles seront présentées par ordre décroissant d’importance.


1/ Amour et affection :
 Cette compétence, évidente, est essentielle. Montrer amour et affection à son enfant lui permettra de développer une bonne estime de soi et un narcissisme fort. Cette compétence passera également par des activités concrètes, s’occuper de lui ou jouer. Attention, ce n’est pas une obligation parentale : cessons de culpabiliser les parents qui n’aiment pas jouer avec leur enfant. Il est toujours possible de faire autre chose que jouer : du sport, cuisiner, faire le ménage avec lui, se promener, le regarder, discuter, etc. C’est la notion de faire ensemble qui compte et non pas le jeu en soi qui peut appartenir à un autre enfant ou adulte. 
2/ Gestion du stress :
 Que se passe t-il lorsque l’on est stressé ? On n’est plus disponible pour l’enfant et donc on lui montre moins d’amour et d’affection. De plus, lorsque notre tête est prise par un stress, l’enfant par mimétisme se sent concerné. Il peut même s'en rendre responsable.
Une patiente me racontait comment, petite, elle passait son temps à essayer de se frayer un chemin dans la vie de sa mère, comment elle se retrouvait toujours en position de réclamer du temps à sa mère, stressée par son travail. Elle se sentait pesante pour sa mère, pas belle, pas attirante et donc pas aimable au sens premier du terme. Aujourd’hui, elle est persuadée que les gens la trouvent ennuyeuse ! Trouvez des techniques pour gérer votre stress, pour vous libérer la tête afin de pouvoir accueillir spontanément les demandes de vos enfants.
3/ Compétences relationnelles :
Montrer à son enfant que papa et maman s’aiment et se respectent. L’enfant observe la qualité de vos relations conjugales et se basent sur vos interactions pour comprendre les relations humaines. Si votre enfant vous entend insulter l’autre ou vous faire insulter, un conflit de loyauté naitra dans un premier temps puis un dysfonctionnement affectif qui sera la marque de ses relations futures.  N’hésitez pas à faire preuve de votre affection devant les enfants ; Prenez vous dans les bras, enlacez vous. Lorsque vous vous disputez, pensez à bien rassurer l’enfant sur son caractère ponctuel et que la dispute ne remet pas en question vos sentiments amoureux.
4/ Autonomie et indépendance :
Encourager l’enfant à faire des choses seules et à grandir. Le rassurer quand il s’éloigne de vous au sens propre comme au figuré lui donnera une assurance pour s’affronter à la vie. Un parent qui voit le danger partout et qui tend à le signaler transmet à son enfant une peur impalpable, incompréhensible de la vie et donc des autres. L’enfant peut développer des angoisses de rapprochement plus tard. Il est normal que les mères aient des difficultés à laisser partir l’enfant et à le faire s’expérimenter à la vie. C’est le propre de l’homme de favoriser et d’encourager l’enfant à prendre des risques (il est donc nécessaire de s’assurer en cas de séparation que l’enfant aura accès au moins un tiers du temps à son père).
5/ Education et apprentissage :
Donner à l’enfant des occasions d’apprendre et l’encourager, c’est lui montrer la confiance qu’on lui porte. C’est lui monter que l’on croit en ses compétences et en ses valeurs.
6/ Compétences de vie quotidienne :
Je cite simplement l’article car c’est explicite « subvenir aux besoins de l’enfant, assurer des revenus stables et former des projets d’avenir ».
7/ Contrôle du comportement :
Il est important de donner des limites à l’enfant, c’est lui apprendre à se balader dans le social. Où en sommes-nous avec la punition ? Comment faire pour éduquer un enfant qui veut toujours tester nos limites et nous pousser à bout ? Récompenser les comportements positifs et ne punir que lorsque l’ignorer ou d’autres méthodes ne fonctionnent pas. Certains enfants sont sensibles à la rationalisation, à l’explication, d’autre au fait d’être ignoré et laissé de coté… Il s’agit d’observer son enfant et de savoir utiliser pour chacun la méthode qui fonctionne. Si rien ne fonctionne, alors on peut avoir recours à la punition. Je m’oppose personnellement rigoureusement  à la fessée et autre châtiment corporel. La fessée n’est que l’expression d’un parent qui ne prend pas le temps de chercher ailleurs la solution. Elle n’est que la preuve de la limite parentale. Il suffit souvent de menacer l’enfant de le priver de quelque chose qu’il souhaite ou, parfois quand il faut être plus sévère, l’en priver. La punition doit être juste et proportionnelle à la bêtise, c’est au fond ce qui importe le plus.
8/ Santé :
Faire attention à sa santé : bien manger et avoir une activité physique. C’est tout simplement apprendre à son enfant à faire attention à lui-même.
9/ Spiritualité :
Je cite : « Si cela ne choque pas vos convictions, encourager le développement spirituel ou religieux et participer à des activités associées ».
10/ Sécurité :
Donner à l’enfant un cadre de vie sécurisant. Cela signifie être attentif à son enfant et lui donner cette sensation d’être en sécurité. Un enfant qui ne se sent pas en sécurité développe une forme d’hyper-vigilance qui nuit à son développement. Il utilise de l’énergie au service de sa protection au lieu de la mettre au service de ses apprentissages. C’est l’une des raisons pour laquelle il est fait campagne contre les violences conjugales. Même si l’enfant n’est pas abusé, il est témoin et apprend à observer à l’excès son environnement pour évaluer sa dangerosité afin de pouvoir s’adapter ou s’éloigner.

Je tiens à rassurer tous les parents lecteurs, il n’existe pas de parent parfait. Parfois, nous sommes compétents et parfois moins. Parfois, les événements de la vie nous rendent stressés, irascibles, possessifs. Et parfois, nous sommes très à l’écoute. Parfois, nous pouvons dire que nous sommes fantastiques car il y a au moins 7 compétences que nous appliquons avec notre enfant, et parfois juste deux. Cet article n’a pas vocation à culpabiliser, mais plutôt à revaloriser ce qui est en jeu dans la parentalité.  Heureusement, même dans la parentalité, rien n’est figé !
Elodie Cingal est psychothérapeute, spécialiste notamment des relations familiales. Elle exerce à Paris et est bénévole auprès de l'association SOS Papa. Vous pouvez la joindre et lui demander conseil en la contactant sur son site. 
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SOURCE: yahoo.mamantravaille.fr

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