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samedi 1 janvier 2011

Internet, et la difficulté de garder un secret

Les États, les entreprises et les personnalités peuvent-ils encore cacher leurs informations, même capitales ? Si certains ont longtemps vanté le culte du secret chez Apple, l’épisode des iPhone 4 perdus/volés/achetés prouve que tout ne peut être contrôlé par une société (sans parler de l'affaire Think Secret). Plus important encore, depuis le début de l’année, le fameux Wikileaks a plusieurs fois fait la Une des journaux du monde entier. Son dernier fait d’arme, la publication de documents de l’armée US sur la guerre en Afghanistan, pourrait d’ailleurs causer sa perte, le gouvernement américain ayant peu apprécié la nouvelle…

Quoi qu’il en soit, nous pouvons remarquer ces derniers temps un nombre incroyable de rumeurs confirmées ensuite, parfois plusieurs mois plus tard. Les sources sont rarement des vols de données. Elles viennent la plupart du temps d’un employé (plus ou moins haut placé) de la société ou du ministère/gouvernement en question.


Si dans certains cas, le but de la source est de faire un cadeau à un journaliste (en lui donnant une exclusivité) peu avant une annonce qui sera de toute façon officialisée dans les heures ou jours à venir, dans de plus rares cas, il s’agit aussi d’une utilisation « malveillante » du journaliste afin de faire une promotion gratuite de son produit (par exemple) ou sonder le public et voir sa réaction.


Enfin, il y a bien sûr le cas où la fuite n’est pas du tout prévue par la société. Si dans les toutes petites entreprises (comme pour les particuliers), ce genre de fuite est complexe car la source peut facilement être retrouvée, dans des sociétés géantes comptant plusieurs milliers d’employés, voire plusieurs dizaines ou centaines de milliers, les fuites sont quasi inévitables. Même logique pour les administrations, au très grand nombre de collaborateurs. Et Internet facilite et multiplie clairement les fuites. Un petit email avec un YahooMail/Gmail/Hotmail (voire avec l’adresse de la boîte, mais le risque est plus élevé), et le tour est joué.


Et le nombre d’informations « secrètes » dévoilées pourrait encore s’accroître à l’avenir. Comment ? Tout simplement grâce aux employés. Ces derniers disposent en effet de détails souvent croustillants sur leur société, mais ne pensent que trop rarement à contacter un journaliste pour les lui communiquer. C’est pourtant d’une telle simplicité qu’il serait dommage de s’en priver...


Si bien sûr le secret peut toujours exister grâce à une politique limite dictatoriale et paranoïaque, aujourd’hui, pour qui suit quotidiennement toutes les actualités et rumeurs du marché, qui se rappelle de la dernière énorme surprise ? La plupart des rachats importants sont connus des semaines voire des mois en avance. Les caractéristiques techniques des produits sont elles aussi connues en partie (voire intégralement) bien longtemps avant leur sortie. Quant aux logiciels et aux systèmes d’exploitation, la plupart sont de toute façon disponibles en version bêta avant leur version finale.


Les surprises sont ainsi de plus en plus rares. C’est une bonne et mauvaise chose à la fois. D’un côté, nous sommes au courant bien plus tôt et pouvons prévoir l’arrivée d’un produit et d’un service tout en connaissant ses détails. C’est appréciable. Mais même si le test et l'utilisation dudit service ou produit sera toujours exaltant, ne le sera-t-il pas encore plus si nous ne connaissons rien de lui ? C’est un peu comme voir un film sans connaître le scénario, la distribution et même le réalisateur, et sans avoir regardé une seule bande-annonce. Si l’on connaît déjà une partie du film, son goût peut être différent. Grâce aux évolutions constantes du secteur, être dégouté d’un genre de produit peut prendre du temps, beaucoup de temps. Mais attention à la boulimie d’informations. À force de tout savoir sur tout et avant l'heure, on peut en devenir malade… Il suffit de changer d'intérêt et de se laisser "flotter" pour remarquer immédiatement la différence d'approche. La vision devient différente, et le plaisir tout autant.
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par Nil Sanyas
SOURCE:  www.pcinpact.com 

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